Acropole OMLB

Le concours "L'Acropole" à Béziers.

Acropole_Béziers

MOA: Adim LR

Budget: 20.000.000 euros

Phase: Concours

Béziers se trouve à une dizaine de kilomètres de la mer, entre la plaine et la montagne noire. La ville originelle est donc une acropole bâtie sur les 2 collines Saint Jacques et Saint Nazaire, surplombant la riche et fertile plaine de l’Orb.

Cette situation idéale permit à l’homme de s’installer très tôt sur ce territoire, à la fois sûr par sa situation en hauteur, et à la fois nourricier par sa proximité avec le fleuve, la mer et la plaine.

Les premières structures urbaines remontent à la cité gauloise, contemporaine des oppida marchés qui ponctuent le territoire, le long des grandes voies de communication longeant la côte méditerranéenne.

Jean Sagnes écrit dans l’histoire de Béziers «…Les contraintes du site, ses avantages exceptionnels pour la défense et le contrôle des communications se sont imposées aux populations comme aux maîtres successifs du territoire pour faire de Béziers le seul oppidum préromain qui ait connu sur place une importante agglomération : « ville forte, ville pont, ville carrefour », autant d’atouts pour un développement harmonieux de toutes les fonctions urbaines essentielles. Avec la vallée, la Voie Domitienne et le pont, la silhouette est en place, image stable et reconnaissable de la ville. Pourtant la raideur des abrupts sur l’Orb et le ruisseau de Bagnols, l’articulation entre les collines Saint Nazaires et Saint Jacques, les liens avec le plateau n’étaient pas si faciles à maitriser pour les architectes et les urbanistes… »

 

Notre approche a visé plusieurs aspects :

 

  • Mettre en liaison et en cohérence le Projet avec son territoire (grand paysage & Fonserannes), mettant en place une démarche globale à l’échelle du « Grand Site » traitant autant de la qualité environnementale, de la qualité des paysages, que du fonctionnement global: déplacements, place de la voiture, gestion des flux touristiques…
  • Mettre en liaison avec la Ville, en créant une urbanité douce, en favorisant largement les espaces publics végétalisés et les déplacements doux,
     
  • Mettre en liaison la ville haute et la ville basse,
  • Prolonger le bouclage entamé par la création future d’un téléphérique depuis l’usine à gaz vers le parvis de Saint Jacques,
  • Mettre en liaison l’urbanité et la nature, les Biterrois et l’Orb,
  • Libérer le parvis de la cathédrale de l’automobile tout en préservant un parc de stationnement important,
  • Initier de nouvelles activités, de nouveaux usages liés au tourisme, à la flânerie, à la découverte,
  • Préserver la carte postale,
  • Mettre en valeur le caractère naturel et patrimonial des lieux.
 

« La terre est mère, l’originaire est source : l’en soi n’est pas inerte, il est gros de possibles,
Et l’ultime source de l’être, c’est l’apparaitre : la nature devient monde quand elle engendre l’homme à qui elle apparait »
Mikel DUFRENNE en introduction de Variations Paysagères de Pierre SANSOT…

 
 

Nombreux sont ceux d’ailleurs qui ont comparé les cathédrales au romantisme des forêts :
• Rodin soulignait « Cathédrale forêt, la Cathédrale Gothique est aussi une Cathédrale Lumière »,
• Malraux écrivait « Conçue comme une manifestation de l’invisible, elle représente la vision de la cité céleste dans la cité terrestre »,
• Goethe comparait la cathédrale de Strasbourg à un arbre de 1000 branches,

• Schlegel assimilait la structure de la cathédrale de Cologne à celle d’une immense futaie, rappelant que les hommes ont pris dans la forêt les premières idées de l’architecture,
• Châteaubriand, lui-même, écrit dans son génie du Christianisme « ses voutes ciselées en feuillages, ces jambages qui appuient sur les murs et finissent brusquement en troncs brisés, la fraicheur des voûtes, les passages secrets, tout retrace les labyrinthes des bois dans l’église
gothique ».